La gymnastique artistique masculine

La gymnastique artistique masculine – GAM –

Historique

La gymnastique artistique masculine plonge ses racines dans les concours athlétiques de l’Antiquité, remis au goût du jour par les humanistes de la Renaissance. Sous l’impulsion des Allemands, Danois et Suédois, principalement, la gymnastique artistique met en place ses agrès dès le xviiie siècle. Ces pratiques sont réservées aux hommes jusqu’à la fin du xixe siècle. Les épreuves masculines comprenaient jusqu’en 1954 un ensemble combinant gymnastique et athlétisme, qui se détache de la gymnastique artistique pour former la gymnastique dite rythmique.

Agrès

Ils sont au nombre de six

Sol

Il s’agit d’un carré de tapis dynamiques de 12 m sur 12 m, taille maximale pour exécuter les séries, et 14 m sur 14 m, taille de la moquette appelée couramment « praticable ». Cet agrès nécessite une grande tonicité, notamment pour effectuer des séries acrobatiques dans les diagonales. Rondades1, flips (avant, arrière), saltos (rotations arrière ou rotations avant) et autres vrilles sont effectués dans des combinaisons plus ou moins difficiles. Lors des compétitions, certains mouvements sont obligatoires : des éléments non-acrobatiques répertoriés dans le code FIG dans le groupe I (éléments de force, de maintien et de souplesse), des éléments avec parties acrobatiques en avant (groupe II), des éléments avec parties acrobatiques en arrière (groupe III) et enfin des éléments induisant une rotation latérale dans le premier envol (groupe IV) tels que les twists et les saltos latéraux. On distingue notamment cet exercice de celui des gymnastes féminines par le fait que les gymnastes masculins réalisent leurs enchaînements sans accompagnement musical ni chorégraphie et que sa durée ne doit pas excéder les 70 secondes (pour 90 secondes chez les athlètes féminines).

Cheval d’arçon

Le cheval d’arçon est l’agrès d’équilibre par excellence. Il s’agit pour le gymnaste d’enchaîner des séries de ciseaux et de cercles en appui sur les mains, sans perdre l’équilibre ni chuter sur le cheval les balancés doivent arriver au niveau du menton. S’il n’est pas très périlleux, cet agrès est sûrement l’un des plus difficiles en raison du peu de latitude que le gymnaste a pour rattraper ses erreurs, il est considéré comme la bête noire des gymnastes. À l’origine le revêtement du cheval d’arçon était en cuir. Il est désormais composé de matière synthétique. Les arçons sont faits de bois vernis. Dimensions : Hauteur : 115 cm (dont 10 cm de tapis de réception) Longueur : 160 cm Profondeur : 35 cm Hauteur des arçons : 12 cm Distance entre les arçons : de 40 cm à 45 cm (réglable)

Anneaux

Les anneaux sont l’agrès nécessitant le plus de force. L’enchaînement consiste à alterner des éléments en force (souvent en début de mouvement : croix de fer, planches, hirondelles) avec des phases d’élan (soleils, lunes, sorties saltos). Le gymnaste doit s’efforcer de faire en sorte que les anneaux ne balancent pas pendant son mouvement, ce qui, compte tenu de leur liberté, nécessite une grande puissance. Les anneaux sont faits de bois vernis et nécessitent l’emploi de maniques. Dimensions : Hauteur : 280 cm (dont 20 cm de tapis de réception)
Distance entre les anneaux : 50 cm Diamètre des anneaux : 18 cm

Saut de cheval

Cet agrès consiste à sauter avec l’aide d’un tremplin par dessus une table de saut en effectuant un mouvement acrobatique, et ce, après une course d’élan. Un des sauts les plus simples est le saut par renversement (ou « lune ») en prenant appui avec les mains sur le cheval et en passant par l’appui renversé. Mais les gymnastes compliquent cette acrobatie à loisir en ajoutant des saltos, des vrilles (des tours sur soi-même) après la pose des mains ou une rondade avant l’arrivée sur le tremplin. Le tsukahara, par exemple, consiste à faire une rondade sur la plate-forme et à l’enchainer avec un salto arrière groupé, carpé ou tendu. Lors des compétitions internationales en équipe un seul saut est autorisé mais en individuelles les gymnastes ont le droit à deux sauts. Cet agrès est également utilisé par les gymnastes féminines. Dimensions : Hauteur : 135 cm (dont 20 cm de tapis de réception + 10 cm de tapis obligatoire amovible) Longueur : 120 cm Profondeur : 95 cm Course d’élan : 25 m (maximum).

Barres parallèles

Aux barres parallèles, le gymnaste doit alterner phases d’élan et/ou de vol avec des phases d’arrêt et d’équilibre. Au programme : des équilibres en force, des équerres, mais aussi des soleils, des bascules, des lâchés de barre ou encore des sorties salto. Les barres parallèles sont l’un des agrès comportant le plus d’éléments reconnus par la Fédération internationale de gymnastique (FIG). Les barres sont faites de bois vernis et offrent donc une certaine souplesse mécanique. Dimensions : Hauteur 200 cm (dont 20 cm de tapis de réception) Longueur 350 cm Distance entre les barres : de 42 cm à 52 cm (réglable)

Barre fixe

La barre est constituée de métal. Elle est tenue entre deux poteaux rendus eux-mêmes fixes par l’emploi de câbles tendus. La barre offre cependant une certaine souplesse mécanique. Pour illustrer les nombreuses possibilités de l’engin, un exercice moderne à la barre fixe est une présentation dynamique enchainant des éléments d’élan, des rotations et des parties volantes sans arrêt exécutés près et loin de la barre en prises diverses. La barre fixe nécessite l’emploi de maniques. Dimensions : Hauteur : 280 cm (dont 20 cm de tapis de réception + 10 cm de tapis obligatoire amovible) Longueur : 240 cm Diamètre de la barre : 28 mm

Les commentaires sont fermés